Quelques écrits de Pierre Platroz

27 août 2021

Tel un dragon

TEL UN DRAGON. Notre-Dame de Paris 15 avril 2019

 

hr

En cet instant crépusculaire

A surgit l’ignoble dragon

Qui s’échappant d’entre les pierres

Se faufile jusqu’au fronton.

Crache le feu, souffle la haine

Dévore le bois, tord l’acier

De sa puissance surhumaine

Notre-Dame il veut sacrifier.

 

Rouge la flamme sacrilège

Qui braise le cœur de Paris

Par un outrageant sortilège

La flèche est jetée au parvis.

La ville Lumière est meurtrie

Notre joyau est en lambeau

Ici huit cents ans que l’on prie

Et le feu crépite là-haut.

 

Prestigieuse Cathédrale

Chargée des échos de l’histoire

On y venait pour faire escale

Et raviver notre mémoire.

Elle reste la clé de voûte

De la Chrétienne religion

Malgré les plaies, malgré le doute

L’espoir est notre trait d’union.

 

L’émotion pâlit les visages

La peur se lit dans les regards

Les enfers ont-ils ces images ?

Pour la sauver est-ce trop tard ?

A l’aube triste et vaporeuse

Notre-Dame est encor debout

Nous offrant sa croix lumineuse.

Marie est toujours avec nous !

 

nd

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S'émerveiller

‘’S’émerveiller

C’est ne jamais s’habituer.’’ (*)

S’émerveiller

C’est avoir l’esprit à rêver.

C’est l’intime illusion de se vouloir plus grand

De savourer le temps, de ressentir les choses

De palper le printemps, la tendresse des roses

De se plaire à saisir le silence du vent.

 

S’émerveiller

C’est être frêle et résister.

S’émerveiller

C’est découvrir sans se lasser.

C’est embaumer de joie l’attente d’un enfant

Le guider du regard l’irriguer d’un sourire

Le laisser à sa guise élever son empire

En éclairant sa vie d’un murmure charmant.

 

S’émerveiller

C’est partager toute harmonie.

S’émerveiller

C’est vivre pleinement sa vie.

C’est happer le soleil à l’heure où il se cache

S’éprendre de la nuit s’arroger sa fraîcheur

Dispenser sa passion en immergeant son cœur

Dans l’émerveillement sans crainte et sans relâche.

 

S’émerveiller

C’est le rythme saccadé qui nous fait vibrer

S’émerveiller

C’est écouter Ravel et encor l’écouter.

 

  2021

( * De Christian BOBIN Ecrivain et Poète )

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Suite à NAUFRAGE AU CAP HORN (de janvier 2021)

……Mais la Vie se régénère … Ailleurs

Ailleurs

Bénéfique vallée promise

Cachée de nos sens.

 

Débarrassés de nos oripeaux

Esprits en élévation

Forts ou faibles qu’importe

Gravitent vers la Lumière

Hors de toutes contraintes.

 

Incrédule imbroglio

Jugement Divin à venir

Kyrielle d’interrogations !

 

La chair n’est plus

Mais s’immisce en un Tout.

Noyautée dans cet Ensemble

Ouvert sur la Vérité

Proche du Savoir

Quand s’entrouvre l’Eden

Regret, remords, rémission

Sanctification.

 

Tout est pardonné !

 

Unité des Êtres

Visions innommables

Wharf nous reliant à l’Indicible

X l’Inconnu Révélé

Yahvé, mains tendues nous accueille 

Zélés serviteurs pour une Eternité !

 

 février 2021

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HOMMAGE à Samuel PATY

Ils ont visé le cœur… ils ont atteint la tête 

De notre Enseignement cette fière conquête !

Ils ont visé nos cœurs voulant nous asservir

Orienter l’existence vers un autre avenir.

Notre vie est si belle en sa grande sagesse

Chacun se doit de l’autre accepter sa promesse.

Que l’on soit noirs ou blancs nous sommes frères et sœurs

Dans la valeur des mots et non pas dans les peurs.

 

Ils ont visé le cœur… pour mieux violer notre âme

Souffleter l’Espérance, étouffer notre flamme.

Imposer nos destins au paradis-enfer

Des vierges enflammées de maître Lucifer.

Nous sommes pour certains l’indéfectible cible

Notre inacceptation se doit d’être intangible

Face à cet agresseur cherchant à provoquer

Et qui sournoisement veut nous faire abdiquer.

 

Ils ont visé le cœur… et notre Liberté

Osant se prévaloir d’une fraternité.

Contre l’égalité ils ont fait un rempart

Où se dresse l’horreur sous leur noir étendard.

Enfants, réveillez-vous, ce monde n’est point nôtre

Il faut se refuser à tous ces faux-apôtres

Qui dans leurs minarets faïencés de vertu

Se font du verbe ‘Aimer ’ un message incongru.

 

Ils ont visé le cœur… d’un siècle de Lumière

Soucieux de rayonner sur cette terre entière

Pour semer au lointain l’Humanisme et l’Amour

Et reléguer la haine au règne des vautours.

Ho, Tout Puissant comment rien que pour un blasphème

Pourrais-Tu accepter cette folie extrême ?

Ton Nom est galvaudé en toutes confusions !

Pardonne et met un terme à ces compromissions !

 octobre 2020 

 

Dé ssin inacceptable associé au blasphème

Ca ricature infame à l’esprit de l’Orient

Pi lori de l’horreur exposé à l’extrême

Té rrorisme explosant l’Ame de l’Occident.

 

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12 avril 2008

Extraits du Recueil "Deux mots..." : message d'archive !

Le ciel a replié son tapis de nuage ;

Aguicheuse, la mer chahute le rivage.  

 

Le ciel s’est maquillé couleurs soleil couchant ;

La vague sur le roc s’ébat en clapotant.

 

Le ciel nous a drapés dans son manteau de nuit ;

Chromatisme des flots lorsque la lune luit.

 

Et tous deux nous restons l’un à l’autre amarrés

Tels des récifs énamourés. 

 

Fébrilité des sentiments

Sur l’autel du désir.

 

Nos yeux se sont lapés

Nos corps se sont goûtés

Et la source était miel

Et le sous-bois Eden.

Le silence était feu.

 

                                                                                                                                                                        Un soleil a jailli

            Qui nous a transpercé.

Par cet éclat de vivre

Nous avons brisé

Le miroir de l’éphémère.

 

Pierre PLATROZ

Le Salon des Poètes de Lyon

1er Prix Mignardises 2006

Poèmes extraits Recueil « Deux mots… »

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Dans ma zone ...

Dans ma zone, avant, bien avant le certif,

Tout chétif, déjà actif, j’ voulais jouer au chérif

Sur un cheval de bois j’ me tirais au galop

Ca trottait sérieux au fond de mon ciboulot.

Je portais l’étoile au versre de ma veste                                 (revers)

J’étais le plus fort, je voulais pas rester en reste.

Je faisais ma loi dans les caves du quartier

Et pour tous les caves j’avais pas de pitié.

Face à mes frelots je suis devenu un dur

Fallait pas m’chercher on m’ trouvait c’est sur

Fallait pas non plus me raconter d’histoires

Qu’ils soient noirs ou blancs je matais les loubards.

Dans tous les certcons je pointais mon blaze              (concerts)

Et les intellos fallait pas qu’ils me rasent

Sinon je dégainais mon flingue illico

Et sur la moquette je les mettais k.o.

Ca me faisait kiffer de voir ces barjots

S’ défoncer le soir draguant des cageots.

Avec les condés je suis devenu craintif                                   

Et dans la cité on me riait au pif.

De jouer le matcho un jour j’ai eu marre, marre

D’être traité de bâtard d’être appelé conard

Même les moutards sur le trottoir disaient va te faire voir

Tu nous pompes grave avec tes histoires

T as rien dans le bénouze tu n’es qu’une lavette

Ravales ta salive remballes tes claquettes.

Tu nous casses les burnes, tu t’es vu mon pote

Avec ta tronche de cake à bouffer de la compote.

Et les meufs me fuyaient  j’en avais plus une

Fallait dire aussi que j’avais plus de tune.

J’étais plat comme un billard  noir comme un corbillard.

Je me retrouvais seul, seul,  à chacun de mes rancards.

Alors je me suis dit faut que je change de planète

Que je devienne chanteur ou peintre ou poète

Enfin un de ces machins ou ça boulonne dans le cerveau

Pour bâtir des soleils  quand c’est qu’il fait pas beau

Et faire pousser des fleurs partout où c’est la déche

Offrir des arcs en ciel à ceux qu’on pas la pêche

Déplacer des montagnes rien qu’en soufflant dessus

Et  croire, croire encore un peu, bien que l’on se croie foutu.

Pierre PLATROZ          

1er Prix Adultes

Slam à Brignais

Octobre 2007

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