Le ciel a replié son tapis de nuage ;

Aguicheuse, la mer chahute le rivage.

Le ciel s’est maquillé couleurs soleil couchant ;

La vague sur le roc s’ébat en clapotant.

Le ciel nous a drapés dans son manteau de nuit ;

Chromatisme des flots lorsque la lune luit.

Et tous deux nous restons l’un à l’autre amarrés

Tels des récifs énamourés.

Fébrilité des sentiments

Sur l’autel du désir.

Nos yeux se sont lapés

Nos corps se sont goûtés

Et la source était miel

Et le sous-bois Eden.

Le silence était feu.

Un soleil a jailli

Qui nous a transpercé.

Par cet éclat de vivre

Nous avons brisé

Le miroir de l’éphémère.

Pierre PLATROZ

Le Salon des Poètes de Lyon

1er Prix Mignardises 2006

Poèmes extraits Recueil « Deux mots… »